Critiques, articles de presse et avis sur Mal Tiempo et Nullarbor, roman de l'écrivain David Fauquemberg

Articles de presse et critique sur David Fauquemberg : Nullarbor, Mal Tiempo

Mal tiempo

"La poésie est un art de combat", dit un personnages de Mal tiempo, dernier opus ultra-réaliste (et ultra-réussi) de David Fauquemberg. Dans le roman, c'est l'inverse : c'est le combat qui devient poétique. (...) ça cogne à toutes les pages, chaque phrase est un uppercut. On prend des coups, au foie, au cerveau, au coeur. C'est comme un reportage minuté dans les arcanes de la boxe caraïbe, mais avec une profondeur psychologique renversante, un souffle et une émotion que seul Fauquemberg (...) pouvait inventer.

Marine de Tilly, Le Point (Avril 2011)

Dans cet hommage poétique à la boxe, l'écriture devient souffle, saccade et fracas. David Fauquemberg ne décrit pas un combat, il jette le lecteur sur le ring, happe l'air, oublie les temps morts, lance ses uppercuts et nous cueille directement au foie ou au cœur. A Cuba, dans les quartiers les plus pauvres, l'auteur plonge dans le quotidien des salles d'entraînement, les rencontres avec des perdants magnifiques. Joseph Conrad est cité en exergue, mais c'est à Hemingway qu'on pense. Une filiation évidente.

Christine Ferniot, Télérama (16 avril 2011)

"Si la boxe est si difficile à rendre, c'est que la langue, souvent, ne suit pas. Question de rythme, de cadence. Pas chez Fauquemberg, dont le style à percussion suit le tempo, toujours dans le timing. Son livre, dans son parti pris de réalisme, fait crépiter les mots en partageant la vision que le narrateur se fait de ce sport et d'un homme qui l'incarne. La beauté de ce récit tient dans le portrait d'une force pure, d'une énergie brute et surtout dans ce qu'elle soustrait au monde et ce qu'elle lui rend. Car il y a dans l'expression de la force une dépossession de soi autant qu'un dépassement. Double mouvement que David Fauquemberg, entre deux uppercuts, a très bien su capter.

Anthony Dufraisse, Le Matricule des Anges (Avril 2011)

Boxe et poésie, même combat...
Dès les premières pages, on l'entend. Ce ne sont pas les mots ni les phrases, mais le bruit que fait la langue, ahanante, au moment de marquer la page blanche. En sueur. Un souffle, une respiration posée malgré l'effort. Comme un chanteur ou un musicien dont la poitrine retombe avec la musique. (...)
David Fauquemberg ne manque pas de squelette ou de caractère. Il peut changer de style, l'écriture reste la sienne. Typée, radicale. Elégante mais sans aucune préciosité. On sent l'influence des écrivains anglo-saxons. Conrad ou Hemingway ne l'auraient pas renié, surtout avec ce livre-là sous le bras. (...)
De la même manière qu'Hemingway dansLe vieil homme et la mer, l'auteur s'attache ici à décrire au plus près une activité humaine surchargée de symboles mais d'un point de vue matériel et objectif (comme un objet, ce qui n'empêche pas l'affection). Ce sont les choix de l'homme en train de boxer, son attitude, son comportement, sa morale, qui importent. De quelle manière il se détermine dans le monde, ici et maintenant. C'est-à-dire sur le ring. Le résultat est à la hauteur : beau, précis, poignant. Cette réussite tient beaucoup au travail sur la langue, sur sa syntaxe et sa construction. David Fauquemberg fait violence à la langue française trop raide, trop lente pour des rounds de boxe, à coups de phrases nominales, d'appositions, d'ellipses et d'onomatopées. Comme Yoangel, il trouve le bon tempo, le bon rythme - celui qu'on entend dès les premières pages. (...)
Mieux encore, en écrivant la boxe, David Fauquemberg dit des choses sur la distance qui doit séparer un écrivain de son personnage. Etre près de lui sans jamais être à sa place, le décrire en le mettant en mots, tout simplement. Garder la bonne distance. En boxe comme en littérature, cela vaut la victoire.

Nils Ahl, Le Monde des Livres (9 octobre 2009)

Ce roman est le magnifique portrait d'une jeunesse combative, d'une promesse de haute lutte. Il se sert de la boxe pour pénétrer au plus près de l'humain. Sachant que la boxe est le sport le plus précis, le plus pur qui soit, alors forcément... le livre touche au coeur.

Clara Dupont-Monod, Marianne ("Coup de coeur de la semaine", 28 novembre 2009)

Le lecteur se retrouve transporté sur le ring. Il ressent la fièvre du Jeu. Tous les sens sont sollicités. (...) On se croirait chez Hemingway, chez Kessel, dans le Salaire de la peur. Mais Fauquemberg développe un style bien à lui. Moderne, poétique, rythmé. Sans une once de graisse. Avec du souffle, et un art consommé du dialogue. Voici un écrivain de la meilleure trempe. (...) Réussite totale, Mal tiempo ferait aimer la boxe aux plus réfractaires.

Tristan Savin, Lire (septembre 2009)

La boxe des magnifiques perdants...
(...) Au-delà des entraînements et des combats, que Fauquemberg décrit avec un sens rare du réalisme (des dialogues rythmés, un ton jamais misérabiliste), au-delà du temps immédiat et fébrile des salles d’entraînement et des tournois,Mal Tiempodévoile un second souffle, lent et profond, qui donne aux personnages une aura existentialiste. Celle-là même qui arme le drame envoûtant et inéluctable que vit le protagoniste et qui prend le lecteur à la gorge.
Là réside la force de ce roman. Dans la superposition maîtrisée de deux plans : celui, apparent, du suspense et de l’action haletante, et celui de la destinée paradoxale de Yoangel Corto, qui symbolise la quête de rachat de toute une génération de jeunes Cubains.
«Yoangel Corto ne combattait pas l’adversaire. Il combattait la boxe», nous dit David Fauquemberg. Et il gagne cette confrontation dans un final époustouflant, où la descente aux enfers du boxeur se mélange à une forme d’élévation métaphysique.

Rocco Zacheo, Le Temps (10 octobre 2009)

Une évidence : David Fauquemberg tient les promesses qu'on décelait dans son précédent roman, Nullarbor. (...) Un texte vif, libre, fin, fascinant. Furieusement physique, terriblement poétique.

Le Quotidien du Luxembourg ("Les 5 musts de la rentrée", 19 août 2009)

Un livre à la fois puissant et sensible, dense et intense. (…) Immédiatement, on est pris dans un premier combat qui est aussi le dernier du narrateur méchamment démoli par un truqueur; et c’est dans cette mêlée brutale, de l’intérieur, que s’amorce le récit du «Francés. (…)
Pas besoin, cependant, de s’intéresser à la boxe pour être captivé par Mal Tiempo. D’abord parce que les personnages sont tous attachants. (...) Fauquemberg a mené son livre comme un combat, comme, aussi, une belle aventure humaine à travers la déglingue bigarrée de Cuba ; sans peser, il touche aussi bien à des questions politiques et sociales qu’exacerbe la rigueur d’homme libre de Corto.
A cela s’ajoutant le fait que ce roman, comme sculpté dans la matière verbale, ou «filmé» par les mots, vaut par son écriture à la fois dégraissée, elliptique, précise et rapide, mais non sans beauté et vive sensibilité.

Jean-Louis Kuffer, 24 Heures (17 octobre 2009)

Haletant de bout en bout, de poing en poing. (...)
Dans ce récit qui tient autant de la chronique pugilistique que de la fresque sociale et humaine, Fauquemberg a su éviter les clichés et les poncifs liés à Cuba. Rencontres incongrues, filles de joie, chansons langoureuses, personnages portraiturés d'un trait vif, combats de coqs, entraînements spartiates, difficultés quotidiennes d'une population malmenée par les tracasseries policières et la rhétorique révolutionnaire. (...)
On tient là un livre parfaitement cadré, servi par une plume efficacement élégante.

Thierry Clermont, Figaro Littéraire (28 octobre 2009)

David Fauquemberg creuse son sillon original, et signe avec Mal tiempo une plongée saisissante dans l'univers de la boxe à Cuba. (...) Un regard acéré sur les pays traversés, une féroce envie de sortir des sentiers battus associée à un style sec et nerveux servi par une langue précise et des dialogues percutants. (...) Sur ce thème où de nombreux romanciers se sont cassés les dents, il parvient à nous fasciner par sa description hyperréaliste d'un entraînement dans un gymnase surchauffé ou son évocation d'un combat. (...) Un texte aussi attachant et dérangeant que son précédent ouvrage, Nullarbor.

Laurent Péricone, La Tribune (22 septembre 2009)

On ne saura jamais le nom du narrateur de Mal tiempo. Comme s'il n'avait déjà plus d'existence, d'identité. Tout ce que l'on connaît de lui, c'est sa voix, dont le tempo saccadé porte les phrases d'un roman haletant. (...) David Fauquemberg restitue magnifiquement cette musique du corps, ce timing intérieur qui tente d'apprivoiser le chaos de l'existence. La boxe est aussi une métaphore de la vie et une école de vérité. (...) Mal tiempo ne cède jamais à la facilité du spectacle et se distingue par son style : sobre, sans fioritures, dans la lignée d'Hemingway.

Fabrice Lardreau, Transfuge (octobre 2009)

Le prometteur David Fauquemberg revient avec ce percutant Mal tiempo, virée dans le monde fascinant de la boxe cubaine - ça cogne dur, mais avec sensibilité. (...) Admirablement cadrée, tout en raccourcis saisissants, la narration de Mal tiempo serre son sujet de près, avec une vivacité de ton jamais démentie.

Emilie Colombani, Technikart ("Les 10 meilleurs romans de la rentrée", juillet 2009)

Mal tiempo incarne littéralement et littérairement ce qu'est la boxe.

Hubert Artus, Rolling Stone (Octobre 2009)

Ils sont peu en France, parmi nos auteurs, à pouvoir écrire sur la boxe avec autant de pertinence que David Fauquemberg. (...) Il fallait une plume à la fois légère et sans fioritures pour dire le meilleur de la boxe. Il fallait un style épuré pour dire la tragédie de champions méconnus, enfermés dans leur île castriste. (...) Le champion, Yoangel Corto, se bat contre ses propres démons. Contre lui-même. A l'image d'une île qui s'autodétruit lentement mais sûrement.

Guillaume Chérel, Le Point (15 octobre 2009)

Dès la première scène de Mal tiempo, le lecteur se trouve précipité dans la boxe, dont l'écrivain parle avec une extraordinaire précision et toute physique aussi, mais d'emblée c'est plus que de boxe qu'il s'agit dans ce livre magnifique dont une vraie poésie se dégage à phrases solides comme des câbles et ciselées en grand travail de finesse, qui parle beaucoup aussi de dépassement et de liberté.

Jean-Louis Kuffer, Carnets de JLK (www.carnetsdejlk.hautetfort.com)

On se laisse porter (et bousculer) par le rythme cascadeur d'une histoire écrite à vif. (...) On finit par faire abstraction du cadre pour n'être plus en prise qu'avec les émotions contenues de son héros, et la rage qui l'invite à combattre. (...) Un roman à la prose rageuse, tenu à très juste distance de son sujet : à bout portant.

Benoît Laudier, Figaro Magazine (12 septembre 2009)

Pas simple de Boxer dans la catégorie des Mailer, Ellroy, Oates, Hemingway, Schulberg ou Gardner ! David Fauquemberg a ce culot-là et, le moins que l'on puisse dire, c'est que, face à ces poids lourds de l'écriture, il rend un minimum de handicap. Son Mal tiempo cogne juste et swingue dans les pas d'un héros cubain, certes contraint, mais tellement représentatif de l'idée que l'on se fait du "noble art" qu'il en est parfaitement touchant. Un K.-O. parfait.

Benoît Heimermann, L'équipe Mag (22 août 2009)

Véritable coup de coeur, Mal Tiempo est un roman de sueur, de sang et de beauté stylistique : le narrateur, un boxeur las sur le point de raccrocher les gants faute d’excellence durable, part encadrer un stage à Cuba, terre de contraste, où la boxe, en amateur, reste l’art noble suprême et la référence absolue, croisant sur son chemin le champion des champions, Yoangel Corto, colosse mystérieux et indocile pour lequel rien ne vaut que de combattre la boxe elle-même…

Jean-Emmanuel Ducoin, L'humanité (5 septembre 2009)

Il est des pays qui vous envoûtent. (...) Champion de vingt ans, Yoangel trime mais n'écoute personne. Il poursuit son combat, lui seul sait vers quoi. C'est cette maîtrise et cette quête que raconte David Fauquemberg, avec cette précision fine qui laisse reconnaître les grands écrivains.

Angélique Cléret, Ouest France(Sélection "Rentrée littéraire", 30 août 2009)

Un fascinant roman au style à la fois sobre et opulent. (...) Le lecteur est saisi, happé, les images suintent la beauté. Un joyau qui se lit d'une traite.

Maïa Alonso, Dépêche du Midi (27 août 2009)

Son écriture colle au réel. (...) David Fauquemberg tient son lecteur à bonne distance comme le boxeur son adversaire. Et entre les scènes de combats, il esquisse à petites touches un Cuba de la débrouille et de la misère. (...) "Le ring, c'est la vérité", disent-ils à Cuba. La voix de David Fauquemberg porte la même empreinte.

Nathalie Colleville, Livre-Echange (Août 2009)

Prix Nicolas-Bouvier pour son premier roman, Nullarbor, en 2007, David Fauquemberg continue son périple autour du monde. Il fait cette fois escale à Cuba (...) : l'esprit de l'île affleure à chaque page, impression renforcée par des dialogues au cordeau. L'auteur fait la part belle à la communauté des boxeurs, fierté de Cuba et seule porte de sortie vers l'extérieur

Direct Soir (10 septembre 2009)

Toujours en quête d'intensité, David Fauquemberg nous emmène à Cuba, pays de la boxe pure, école de la violence maîtrisée. Une écriture puissante et habitée, en prise directe avec une réalité loin des clichés, où la rage et l'amertume font écho à l'instinct de survie. Attention, cadence infernale...

Marie Hirigoyen, PAGE des Libraires (Grand entretien, Septembre 2009)

David Fauquemberg possède un style coup-de-poing qui opère à merveille dans Mal tiempo. Un roman intense.

Michel Vagner, L'Est Républicain (10 août 2009)

Nul besoin d'être un féru des rings pour se laisser convaincre par ce roman, qui s'attache moins à raconter l'histoire d'une fulgurante carrière qu'à nous montrer ce qui peut faire la force ou la faiblesse d'un homme. (...) Un roman au style vif, percutant, admirablement écrit.

Yohann Lerandu, La Manche Libre (15 août 2009)

Aussi à l'aise dans sa description du noble art que dans celle de Cuba, David Fauquemberg a réussi un livre qui vaut tant par son style sans fioritures que pour son ambiance intense.

Alexandre Fillon, Livres Hebdo ("Avant-critiques", juin 2009)

Nullarbor

Premier livre d'un jeune écrivain de 33 ans, David Fauquemberg, Nullarbor est d'abord un objet littéraire d'une puissance singulière, un texte rugueux, minéral, organique, d'une étonnante intensité physique. Un récit dont l'enjeu principal est de prendre frontalement la réalité du monde, d'en rendre la violence et la beauté, la présence et la force, le souffle et la férocité. Et c'est magnifiquement réussi. [...]
Un livre-labyrinthe violemment séduisant. Le lecteur suit, immédiatement captivé.

Michel Abescat, Télérama

Un récit lapidaire, percutant, novateur. [...] Le réalisme de ses dialogues apporte au récit une tension permanente, presque suffocante à certains moments, qui donne à Nullarbor une atmosphère de thriller. [...] On pense à Moby Dick : Fauquemberg renoue avec les idées les plus fortes du chef-d’œuvre de Melville.

Tristan Savin, L'express

Un roman et un récit où souffle fort le vent de l'aventure et du voyage. Les amateurs de sensations fortes en raffoleront.

Alexandre Fillon, Livres Hebdo

David Fauquemberg n'a pas été boxeur pour rien. Ses phrases cognent. Ses images sont des uppercuts. Sept ans de travail pour ciseler ce diamant noir.

Michel Vagner, L'est Républicain

Un récit âpre, violent, porté par un style romanesque et un sens des dialogues très cinématographique. Adapté au cinéma, Nullarbor ferait un terrible road-movie.

Hubert Lizé, Le Parisien

C’est un étonnant voyageur, sans nul doute. C’est aussi un bel écrivain, dans la lignée des plus grands. C’est surtout un homme qui, poussé par on ne sait quel démon de l’absolu, a choisi d’aller à la rencontre de l’ailleurs et de l’autre. Chapeau.

Jean-Claude Perrier, Le Figaro

Pas d'ironie ou de dérision, pas de jugement. [...] Nullarbor échappe au défaut du genre, la tentation de tout expliquer. David Fauquemberg sait rendre le temps qui s'accélère puis s'enlise dans celui, suspendu, des aborigènes. [...] Voici son récit, réussi.

Isabelle Rüf, Le Temps (Lausanne)

L’aventure, au sens le plus fort, d’un combat de l’homme avec la nature et contre lui-même, tel que l’ont célébré un Melville ou un Hemingway. [...] Prégnante, allante, concrète au possible mais à la fois magnifiée par une poésie comme insufflée par la vie-même, son écriture est elle-même action.

Jean-Louis Kuffer, 24 Heures (Lausanne)

Une traversée du désespoir entre violence et souffrance. Un dur apprentissage traduit dans une langue forte qui donne l'impression, toujours agréable, de découvrir un beau talent.

Daniel Martin, La Montagne

Un récit haletant.

Angélique Cléret, Ouest France

Un récit hallucinant.

Anne Lord, Terre sauvage

Ce premier roman, porté par l’esprit conjugué d’un Jack London et d’un Bruce Chatwin, constitue un inoubliable road-trip. [...] Un récit haletant et tragique, sans concession, hyperréaliste, dont on ne ressort pas indemne.

Philippe Di Folco, TGV Magazine

Un monde de folie écrasé sous le soleil. Excellent livre.

Stéphane Guibourgé, Air France Magazine


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